Toyota Supra MK4
La Toyota Supra MK4 (A80) est la quatrième et dernière génération de la Supra, produite de 1993 à 2002. En Europe, elle n'a été proposée qu'en version biturbo de 330 ch, associée à la boîte Getrag V160 à six rapports. Sa commercialisation européenne s'est arrêtée dès 1996 après un peu plus de 1 500 exemplaires écoulés, dont une cinquantaine en France, ce qui en fait aujourd'hui une youngtimer aussi mythique que rare.
Beaucoup de Supra présentes en France viennent du Japon ou du Royaume-Uni. Les passages de roue, les supports de suspension et le plancher sont les zones à contrôler en priorité, en particulier sur les voitures ayant vécu en climat humide.
Les 2JZ-GTE destinés au marché japonais reçoivent des turbos à roue de turbine en céramique. Plus légère, elle réduit le temps de réponse, mais se désagrège avec l'âge. La turbine étant côté échappement, les débris partent vers la ligne d'échappement et le catalyseur, pas dans les cylindres : le turbo est détruit et la suralimentation perdue. Comme une large part du parc français est importée du Japon, la vérification du pays de première immatriculation est un préalable indispensable.
Contrairement à une idée répandue, le 2JZ utilise une courroie, pas une chaîne. Sur un moteur à interférence de cette valeur, un remplacement dépassé transforme un entretien à 900 euros en réfection complète. Intervalle recommandé : 100 000 km ou 7 ans, galets et pompe à eau compris.
La gestion du passage d'un turbo à deux repose sur un réseau de durites de dépression et de solénoïdes. Les durites durcissent, les solénoïdes se grippent, et la transition ne se fait plus. Le symptôme est caractéristique : un creux de puissance entre 3 500 et 4 500 tr/min. Le réflexe est souvent de suspecter les turbos, alors que le remplacement des durites suffit dans la majorité des cas.