Mitsubishi Lancer Evolution VI
La Mitsubishi Lancer Evolution VI est produite de 1999 à 2001. Née de l'homologation en rallye, elle associe le quatre cylindres turbo 4G63T de 280 ch à une transmission intégrale dotée du différentiel actif AYC. Son circuit de refroidissement revu par rapport à l'Evo V en fait l'une des générations les plus abouties de la lignée. Sa diffusion en France est restée confidentielle, l'essentiel du parc étant importé.
Le différentiel actif AYC du train arrière demande un fluide spécifique, à renouveler souvent et rarement respecté. Sa réparation est coûteuse et les pièces se raréfient. S'y ajoutent des transmissions globalement très sollicitées sur un véhicule conçu pour le rallye.
Les boulons de culasse d'origine sont jugés trop courts au regard de la pression développée. Ils s'allongent progressivement et l'étanchéité se dégrade, d'autant plus vite que la pression de suralimentation a été augmentée. Les symptômes sont ceux d'un joint de culasse : fumée blanche, perte de compression, surchauffe. Le remplacement par des goujons renforcés est la seule solution durable, et un préalable indispensable à toute préparation.
La distribution est assurée par une courroie, sur un moteur à interférence : une rupture détruit la culasse. L'intervalle de 90 000 km doit être respecté strictement, galets et pompe à eau compris. Sur un exemplaire sans facture récente, considérer l'intervention comme due.
Les passages d'huile vers la culasse alimentent mal les culbuteurs, qui finissent par claquer puis se détériorer. Le cliquetis en haut moteur, plus marqué à froid, est le signal. Ce défaut rend le moteur particulièrement intolérant aux vidanges espacées : un intervalle court n'est pas une précaution excessive sur ce bloc, c'est la condition de sa longévité.